Thérapies énergétiques

LaHoChi : ce qui le distingue du Reiki

Mains tenues au-dessus du corps lors d'un soin LaHoChi

Le LaHoChi appartient à cette famille de pratiques que l'on appelle soins énergétiques : le praticien place ses mains autour du corps d'une personne allongée et habillée, sans la toucher, pendant que celle-ci se détend. De l'extérieur, il ne se passe presque rien.

C'est l'une des pratiques les moins connues du domaine, et presque toujours la même question revient : en quoi diffère-t-elle du Reiki ? La réponse est plus nette qu'on ne le croit.

Une pratique récente, et qui l'assume

Contrairement à la plupart des approches énergétiques qui se réclament d'une tradition millénaire, le LaHoChi est récent et daté : il apparaît aux États-Unis au début des années 1990, dans le courant des pratiques dites de canalisation.

Son nom se décompose en trois éléments empruntés à des vocabulaires différents : La pour la lumière, Ho pour le mouvement, Chi pour l'énergie vitale au sens chinois du terme. Une lumière en mouvement, littéralement.

Il faut être clair sur ce point : cette origine relève d'un récit fondateur, propre à la tradition de la pratique, et non d'une histoire documentée au sens historique. Le dire ne disqualifie pas la pratique, cela situe simplement ce dont on parle. Un praticien qui présenterait le LaHoChi comme une science ancienne se tromperait, et tromperait.

Trois différences concrètes avec le Reiki

Les deux pratiques partagent l'essentiel : l'idée d'une énergie que le praticien canalise, la position allongée, l'absence de manipulation. Mais elles diffèrent sur trois points observables.

Le contact. Le Reiki utilise couramment l'imposition des mains, posées sur le corps habillé. Le LaHoChi se pratique presque toujours sans contact, mains tenues à quelques centimètres. Pour certaines personnes, notamment celles pour qui le toucher est difficile, cette différence n'est pas anecdotique.

Les symboles. Le Reiki transmet des symboles à mémoriser et à utiliser, propres à chaque niveau. Le LaHoChi n'en emploie pas. La pratique repose sur l'intention et sur des positions de mains, sans support symbolique à apprendre.

La structure. Le Reiki s'organise en degrés successifs, avec des initiations échelonnées dans le temps. Le LaHoChi transmet la connexion en une fois. C'est une pratique plus simple d'accès, ce qui est un avantage pratique et, pour certains, un motif de réserve.

Une quatrième différence tient à la place de chacun : le Reiki bénéficie d'un siècle d'histoire documentée et d'une diffusion mondiale ; le LaHoChi reste une pratique de niche, ce qui signifie moins de concurrence pour un praticien, mais aussi un public à informer.

La transmission, une particularité à comprendre

Dans la tradition de cette pratique, on ne devient pas praticien en lisant. Il faut recevoir la connexion, parfois appelée activation, d'un enseignant lui-même relié. C'est une caractéristique partagée avec le Reiki et avec plusieurs approches énergétiques.

Il est utile de distinguer deux choses que l'on confond souvent. La transmission relève de la tradition et de sa logique interne. Le savoir-faire, lui, s'apprend comme n'importe quel métier : comment se déroule une séance, comment on accueille, quelles positions de mains, combien de temps, comment on clôt, quel cadre on pose, que dit-on et surtout que ne dit-on pas. Cette partie-là est enseignable, et c'est elle qui fait la différence entre un praticien sérieux et un amateur.

Comment se déroule une séance

Une séance dure généralement entre quarante-cinq minutes et une heure.

Elle commence par un échange : ce qui amène la personne, son état général, ce qu'elle attend. C'est aussi le moment où le praticien pose le cadre et rappelle ce que la séance n'est pas.

La personne s'allonge ensuite, habillée, sur une table de soin. Le praticien travaille par positions successives, mains tenues à distance, en remontant ou en descendant le corps. Le silence domine, parfois accompagné d'une musique douce.

La séance se termine par un temps de retour progressif, un verre d'eau, quelques mots. Ce moment compte : une personne profondément détendue ne doit pas se lever et reprendre la route immédiatement.

Les sensations rapportées sont variables : chaleur, picotements, lourdeur, flottement, souvent une détente qui va jusqu'à l'endormissement. Certaines personnes ne ressentent rien. Un praticien honnête ne promet aucune sensation et n'interprète pas leur absence comme un échec.

Enfants et animaux : des adaptations, pas des exceptions

Les deux publics sont couramment évoqués dans cette pratique, avec des règles simples.

Pour un enfant, les séances sont beaucoup plus courtes, la position est libre, et rien n'est imposé. L'accord et la présence des parents sont indispensables, et le cadre doit rester explicite.

Pour un animal, on travaille sans contrainte, l'animal restant libre de s'éloigner. Et la règle de prudence est la même que partout : cela ne remplace jamais un vétérinaire, et un animal qui présente des signes de maladie doit être examiné.

Le cadre, et les limites à énoncer

C'est le point sur lequel un praticien se juge.

Le LaHoChi est une pratique de bien-être. Elle ne bénéficie d'aucune reconnaissance médicale et ses effets propres ne sont pas établis scientifiquement. Elle ne diagnostique rien et ne traite aucune maladie.

Elle ne doit jamais conduire quelqu'un à retarder une consultation, à interrompre un traitement, à refuser un examen ou à écarter un avis médical. Un praticien qui laisserait entendre le contraire sortirait gravement de son rôle.

Dit ainsi, cela peut sembler restrictif. En réalité, c'est ce qui rend la pratique tenable : les personnes qui viennent cherchent le plus souvent un moment de calme, une pause, un espace où on ne leur demande rien. C'est déjà beaucoup, et cela n'a pas besoin d'être présenté comme autre chose.

À qui s'adresse cette pratique ?

Le profil le plus fréquent est celui du praticien déjà installé en soins énergétiques, souvent en Reiki ou en magnétisme, qui cherche une approche complémentaire et un outil de plus dans sa palette.

Viennent ensuite des professionnels du bien-être, en massage ou en relaxation, qui souhaitent ajouter une dimension énergétique à leur pratique.

Et enfin des personnes qui découvrent le domaine par cette porte, souvent parce que l'absence de contact les met plus à l'aise.

Reste la question de la transmission, qui conditionne le reste dans cette pratique. La formation au LaHoChi la traite en même temps que le déroulé d'une séance et les limites à énoncer.

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Histoire et origines, transmission de la connexion, chakras et corps subtils, conduite d'un soin en présentiel et à distance, auto-traitement, adaptations pour les enfants et les animaux, puis transmission à des élèves : une formation complète pour pratiquer, avec un certificat remis à l'issue du parcours.

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Questions fréquentes

Le LaHoChi expliqué

Quelle différence avec le Reiki ?
Trois différences : le LaHoChi se pratique sans contact, mains à quelques centimètres, là où le Reiki impose souvent les mains ; il n'emploie aucun symbole à mémoriser ; et la connexion se transmet en une fois plutôt que par degrés successifs. Le Reiki est japonais et documenté depuis un siècle, le LaHoChi est apparu aux États-Unis dans les années 1990.
Peut-on l'apprendre seul dans un livre ?
Dans la tradition de cette pratique, non : elle repose sur une transmission donnée par un enseignant déjà relié, comme le Reiki. La partie technique en revanche, position des mains, déroulé, cadre, s'apprend comme n'importe quel savoir-faire par une formation structurée.
Que ressent-on pendant une séance ?
Chaleur, picotements, lourdeur ou flottement, et très souvent une détente profonde qui va jusqu'à l'endormissement. Certaines personnes ne ressentent rien pendant la séance, d'autres rien du tout. Ces sensations sont subjectives et ne mesurent aucune efficacité : un praticien honnête n'en promet aucune.
Cela peut-il remplacer un traitement médical ?
Non, en aucun cas. C'est une pratique de bien-être, sans reconnaissance médicale et sans validation scientifique de ses effets propres. Elle ne diagnostique rien, ne traite aucune maladie, et ne doit jamais conduire à retarder une consultation ou à interrompre un traitement.
Peut-on pratiquer sur les enfants et les animaux ?
C'est un usage courant, avec des adaptations : séances très courtes, position libre, aucune contrainte. Pour un enfant, l'accord et la présence des parents sont indispensables. Pour un animal, cela ne remplace jamais l'avis d'un vétérinaire.

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